Déviances Soufies.

Publié le par Rappel Fissabilillah.

Le soufisme a vu le jour à l’époque d’el Hasan el Basrî et de Mohammed ibn Sîrîn qui s’opposèrent à ses premiers adeptes. Cependant, les premiers écrits soufis, furent composés, par el Hârith ibn Asad el Mahâsibî, l’adepte de Yazîd ibn Hârûn, l’un des Successeurs des Successeurs des Compagnons, de la dernière génération de « l’âge d’or » des musulmans.

Le Hâfizh e-Dhahabî souligne à ce sujet :

« L’érudit Sa’îd ibn ‘Amr el Barda’î a dit : J’étais présent lorsqu’Abû Zu’ra fut interrogé au sujet d’el Hârith el Mahâsibî et de ses ouvrages. Ce dernier répondit :

« Méfie-toi de ses livres ! Ce sont des livres innovateurs et égarés. Attache-toi plutôt aux annales qui te contenteront amplement. Ces livres offrent certaines morales, lui fit-on remarquer ! Les morales qui ne sont pas dans le Livre d’Allah, tu ne les trouveras pas dans ces livres. Vous a-t-on déjà rapporté que Sufiân, Mâlik et el Awzâ’î ont écrit sur les inspirations et les sensations de l’esprit (el Khatarât wa el Waswâs) ? Comment les gens se précipitent-ils aussi vite vers l’innovation ! »


Ibn el Jawzî a dit :

« El Khallâl relate dans son recueil e-Sunna qu’Ahmed ibn Hanbal a dit : « Mettez fermement en garde contre el Hârith. El Hârith est à la tête de tous les problèmes (liés à l’affaire de Jahm ibn Safwân). Il a réussi en effet à faire adhérer un tel et un tel au discours de Jahm. Il reste un refuge pour les adeptes du Kalâm. El Hârith est comme un lion à l’affut de sa victime. »



Ibn el Jawzî a dit :


« Les premiers soufis renonçaient à leur argent par ascétisme. Comme nous l’avons vu, ils étaient motivés par de bonnes attentions, bien qu’ils se trompaient dans leurs agissements. Ils s’opposaient ainsi tant à la religion qu’à la raison. Quant aux dernières générations soufies, celles-ci penchent plutôt vers ce bas-monde et se complaisent à amasser de l’argent de n’importe quelle façon ; s’ils sont les partisans du moindre effort, ils n’en cultivent pas moins le goût pour les plaisirs mondains. Certains d’entre eux sont bien capables de gagner leur vie mais ils préfèrent croupir au Ribât (sorte de couvent) ou à la mosquée. Ils s’en remettent à l’aumône qu’on leur tend et ils préfèrent frapper à la porte des autres. Il est connu pourtant que le riche ou la personne capable de travailler ne doivent pas recevoir l’aumône. Peu importe d’où leur viennent les aides qu’ils reçoivent ; l’argent d’un tyran ou d’un percepteur leur est le bienvenu. Ils ont pour devise qu’Allah leur ouvre les portes, que leur part de ce bas-monde doit leur arriver d’une façon ou d’une autre, et qu’il n’est pas décent de refuser les dons venant d’Allah, bien qu’ils ne vouent leur reconnaissance à personne d’autre. Ils agissent dans leur ignorance de façon contraire à la Loi divine et s’opposent ainsi à la conduite des pieux prédécesseurs.. »




Voici des passages du livre el Ghunya d’Abd el Qâdir el Jîlânî (Hadiths inventés par les soufis !) :



Selon Yazîd e-Raqâshî, selon Anas ibn Mâlik (Rahimu Allah), le Messager d’Allah (Alayhi Salat Wa Salam) a dit :

« Quiconque prit le mardi en milieu de journée (dans un autre Hadith après le lever du jour) dix Rak’a dans chacune desquelles il récite une fois la Fâtiha, une fois Âyat el Kursî, et trois fois Qul huwa Allah Ahad, il ne lui sera inscrit aucune faute à son encontre pendant soixante dix jours ; s’il venait à mourir au cours de ces soixante dix jours, il comptera parmi les martyrs ; il lui sera pardonné soixante dix ans de péchés. »

 



Selon Abû Huraïra (Rahimu Allah), le Prophète (Alayhi Salat wa salam) déclare :

« Quiconque prit le dimanche quatre Rak’a dans chacune desquelles il récite une fois la Fâtiha et une fois Âmana e-Rasûl, il lui sera compté par Allah autant de bonnes actions qu’il y a de chrétiens et de chrétiennes ; il aura la récompense d’un prophète ; il lui sera inscrit un Hadj et une ‘Umra ; il lui sera inscrit mille prière pour chaque Rak’a. puis, Allah lui offrira au Paradis pour chaque lettre récitée, une ville en musk Idhfar. »



Selon le Prophète (Alayhi Salat Wa Salam) :

« Quiconque prit la nuit du mercredi deux Rak’a dans la première desquelles il récite une fois la Fâtiha et dix fois Qul A’ûdhu bi Rabbi el Faraq et dans la deuxième desquelles il récite une fois la Fâtiha et dix fois Qul A’ûdhu bi Rabbi e-Nâs, il lui sera descendu du ciel soixante dix milles anges pour lui inscrire la récompense jusqu’au Jour de la Résurrection. »

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