L'émigration du Prophète Alayhi Salat Wa Salam (7).

Publié le par Rappel Fissabilillah.

4. Dans son voyage vers Médine le Prophète (Alayhi Salat Wa Salam) passa devant les deux tentes d’Oumm Maabad de la tribu des Kouzâma. C’était une femme obèse et robuste qui, restant dans la cour de sa tente, nourrissait et désaltérait les passants. Le Prophète (Alayhi Salat Wa Salam) et Abou Bakr l’interrogèrent : « Y a-t-il quelque chose chez toi ? » Elle répondit : « Par Allah ; S’il y avait quelque chose chez moi, les villages ne seraient pas plus pauvres ».

 

En fait, c’était une armée de pénurie. Le Messager d’Allah regarda par la fente de la tente vit une brebis et dit : « Et cette brebis, Oumm Maabad ? » Elle répondit : « C’est une brebis incapable de suivre les moutons ».

 

Le Prophète (Alayhi Salat Wa Salam) reprit : « A-t-elle du lait ». Elle répondit : « Elle est trop épuisée pour en avoir ». Le Messager d’Allah dit : « Me permettrais-tu de la traire ? »

Elle dit : « Oui ! Ma foi ! Vas-y si tu peux en tirer du lait ». Le Prophète (Alayhi Salat Wa Salam) passa sa main sur les mamelles de la brebis, prononça le nom d’Allah, et pria.

 

Alors, le lait s’échappa et coula. Il demanda à la femme d’apporté un récipient, le Prophète (Alayhi Salat Wa Salam) s’engagea à la traire au point de voir le récipient surmonté d’écume. Il désaltéra Oumm Maabad qui alors but à son aise, suivie en cela par les compagnons et le Prophète lui-même. Il s’engagea à la traire une seconde fois au point de remplir le récipient qu’il laissa alors avec elle, avant de se remettre en route.

 

Le mari Oumm Maabad, ne tarda pas à rentrer poussant devant lui des chèvres qui n’avaient plus que la peau sur les os. Lorsqu’il vit le lait, il s’étonna et dit : « D’où te vient ceci ? Ma foi ! Il n’y avait pas de lait à la maison, que je sache ! » Sa femme lui répondit : « C’est vrai, mais, par Allah ! Un homme est passé disant ceci et cela dans un état comme ceci et comme cela ».

 

L’homme reprit : « Par Allah ! je pense que c’est le gars des Kouraichites, celui qu’ils cherchent. Décris-le-moi » Oumm Maabad le lui décrit dans sa beauté physique et sa parole splendide qu’à force d’écouter l’auditeur avait l’impression de le voir en personne et de se trouver devant lui.

 

Alors Abou Maabad dit : « Par Allah ! Celui-là, c’est l’homme des Kouraichites, celui au regard duquel, ils disent ce qu’ils disent. J’ai déjà songé à l’accompagner mais sans aucun doute je le ferai à la première occasion ». Du côté de la Mecque, une voix retentit, le matin, sans que personne n’arrivât à en connaître l’origine. Elle disait : « Qu’Allah le Seigneur du Trône rétribue en bien deux compagnons descendus chez Oumm Maabad et qui furent bienfaisants à leur arrivée, comme à leur départ heureux qui passa la soirée en compagnie de Mohammad. ».

 

Asmâ dit : « Nous ne savions pas vers où s’orientait le Messager d’Allah (Alayhi Salat Wa Salam) lorsqu’un djinn arriva au-dessous de la Mecque et récita ces vers. Les gens le suivaient, écoutaient sa voix mais ne le voyaient pas. Ainsi continua-t-il jusqu’à sa sortie par le haut. Lorsque nous eûmes entendu sa parole nous sûmes que le Prophète (Alayhi Salat Wa Salam) s’orientait vers Médine.

 

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